dimanche 28 novembre 2010

pincez-moi, je dois rêver!

Je sais que je n'ai pas beaucoup parlé de lui sur mon blogue depuis que je l'ai rencontré (sinon pour le faire passer involontairement pour un sans-coeur parce que j'avais eu de la peine). Je n'en parle pas beaucoup, point. Comme si tout était trop beau et, qu'en en parlant, tout s'évanouirait en fumée.

Je sais qu'il lit, ici, quand j'écris. Je ne veux pas le mettre dans l'embarras, mais ce soir c'est de lui dont je vous parle. Parce qu'il me rend heureuse. Parce qu'il me laisse tout l'espace dont j'ai besoin en ce moment. Parce qu'il accepte tout ce que je suis. Parce que je veux que ce soit le dernier homme de ma vie.

Mon amoureux n'est jamais satisfait des miracles d'effets spéciaux qu'il fait dans des laps de temps incroyablement courts pour lesquels il est reconnu au boulot, mais il se satisfait de moi. Lui qui s'en demande toujours mille fois plus qu'aux autres m'aime malgré mes moments d'égoïsme. Il m'aime pour cela, lui qui est tout mon contraire.

Mon amour est le dernier galant homme. Le jour où il ne m'ouvrira plus la porte de la voiture, je me questionnerai. Quand il passera devant moi sans me tenir la porte, j'aurai peur. Il me tire la chaise au resto, m'aide avec mon manteau, me laisse commander la première. Mon père l'aime.

«Mom, he has magic hand» est la chanson toute indiquée pour exprimer notre entente intime. Il ne me laisse presque jamais gagner nos disputes et je l'aime pour m'envoyer mes travers calmement. Paf! en pleine gueule, de façon tout à fait caricaturale. Avec un regard tellement amusé. Ma mère l'aime.

Intellectuellement, il est curieux. Il aime flâner à la campagne, les antiquités, aller au resto souvent, on choisit souvent le même film au cinéma, il aime la lecture sur une couverture dehors. (Je me relis et je me trouve épanouie!)

Il me gâte horriblement. Il aime m'offrir plein de petits plaisirs. Même si je suis assez poche pour lui faire la gueule pour son retard, un soir qu'il perdait son temps chez le fleuriste à attendre que celui-ci finisse mon bouquet...

Quand il me regarde, rarement je me sens ordinaire. Quand il me fait un compliment, je le crois. La cynique en moi apprend lentement à fermer sa trappe. Le cynique en lui s'en accommode de mieux en mieux.

On fait des projets, à mi-voix, espérant vraiment ne pas se tromper une fois de plus. On raconte comment nous ferons quand nous serons parents. On discute maison de rêves. On s'imagine en voyage. Blottis au lit.


Mon chéri s'enflamme quand il parle. Mon frère l'aime moins... Il est impliqué socialement. Donne à Green Peace, aux itinérants qu'on croise, à Centraide. Il a maintenant un permis de port d'armes et il raconte aux citadins ce que tous les habitants de la campagne savent déjà. Il se révolte devant les injustices. Devant le manque de contacts humains, il persiste et signe en jasant avec la première personne venue. Jusqu'à ce qu'il ait obtenu un sourire.

Ce soir, j'écris ce texte pendant qu'il est sur la route pour venir souper avec moi. Il a passé la journée à aider un ami. Il apporte de la bouffe indienne. Il va sûrement me border de la plus craquante des façons. C'est dur de ne pas l'aimer autant non?

***Pssst! Quelqu'un peut me dire si y'a quelque chose qui cloche? Ce serait presque rassurant...

5 commentaires:

karina a dit…

je suis vraiment contente pour toi! Profites-en bien.

passe de belles fêtes.

je te lis depuis très longtemps. Tu as un beau style. C'est pour quand ton premier livre? :)

a+

Silencer a dit…

Tu as trouver un des rares bon gars qui existent...garde le... Ca existe encore, mais c'est de plus en plus rare

Sonia a dit…

Je suis contente de te lire ce matin. C'est très beau ce que tu as écrit et ça fait envie. Chéris ces beaux moments et ne te pose pas de question!

Ça te va bien le bonheur, Marie! :)

Anonyme a dit…

c'est simple, il est masso!

espérant qu'il déteingne sur toi juste un peu... serait un grand plus pour les générations futurs (...).

heureusement qu'il ya de ses profs pour réparer les horreurs des autres!

signé mère d'un enfant atteint de SGT

Marie-Andrée a dit…

@Anonyme: faut savoir distinguer le sarcasme de l'éthique professionnelle, ma chère. Faut aussi être capable de prendre une certaine distance.